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Agile Tour, Dogme et Culture

Toulouse

Jeudi prochain, le 10 octobre aura lieu la 6è conférence Agile Tour.

Six ans déjà. Ca a commencé en 2008. J'avais donné beaucoup pour l'organisation des 4 premières années puis je me suis retiré un peu, histoire que ce ne soit pas toujours les mêmes qui mouillent la chemise. Aussi connais-je bien l'effort que demande la préparation d'un tel évènement, qui aujourd'hui atteint plus de 500 fréquentations à Toulouse ! Bravo à l'équipe organisatrice.

La promesse d'une conversation

Une user story est avant tout la promesse d'une conversation.

Ce concept est souvent traité à la légère dans un monde où l'écrit reste roi. C'est passer à côté du plus grand intérêt de la pratique de user story : raconter une histoire, donc oralement, de quelqu'un vers quelqu'un.

Concrètement, comment cela se traduit-il ?

Un exemple parlant : avoir un kanban de release montrant les différentes étapes que traverse une user story. On a souvent quelque chose comme ça :

Le prix du point

Le prestataire donnera le prix du point d'effort

Telle est la formule désormais consacrée dans certains appels d'offre demandant une méthode agile.

Les habitués auront compris qu'il ne peut pas y avoir de réponse à cette question, car la notion de point d'effort est contextuelle à l'équipe et au projet. Elle ne sert qu'à gagner du temps pour rompre avec les habitudes à chiffrer des centaines d'exigences en Hommes.Jours en suivant des méthodes sophistiquées (analytiques, paramétriques, analogique, statistiques, DELPHI etc). C'est l'approche ceinture et bretelle, on veut se rassurer sur notre maîtrise des coûts.

Alors que faire, puisqu'il s'agit d'une exigence gravée dans le marbre ? Si on n'y répond pas... exit la propale !

Tout le monde est Product Owner

J'ai passé les 20 dernières années à servir les autres (professionnellement). Mais en fait, on est tous au service de quelqu'un... Après une douloureuse période de piratage intensif (un vrai thriller), j'ai laissé mon blog en veille pendant plus de deux ans ! Il faut dire que c'est décourageant d'être traqué de la sorte pendant des années (je ne suis pas sûr que ce soit terminé)

Et puis, de temps en temps, c'est moi qui formule les demandes et j'attends que ce soit fait (activement bien sûr) ... Bref, je me retrouve Product Owner

Le BON produit

Right Product, où comment s'assurer qu'on réalise le bon produit et éviter ainsi de mener nos projets avec la plus grande attention tout en manquant notre cible.

Tel était le thème de l'Open Space organisé par Ekito cette semaine dans les fabuleux locaux d'Air France à Tournefeuille près de Toulouse. Une guest star, Gojko Adzik, trublion salutaire de la qualité logicielle.

Ce thème me parle beaucoup. En effet, à force de nous remettre en question sur notre façon de faire du logiciel (collaboration, acceptation du changement, itérations, développements dirigés par les tests, intégration continue, déploiements rapides etc) nous avons tous atteint plus ou moins un niveau de maturité supérieur. Mais quelque chose de fondamental est passé à la trappe : l'impact. Autrement dit, comment s'assurer que tous nos efforts seront payants ? Qu'est-ce qui nous assure que notre backlog est le bon, que nous n'allons pas perdre notre temps... et notre argent ?

Agile France 2011 et moi

L'organisation Agile France a accepté une des mes propositions de présentations pour sa prochaine conférence. Voici le synopsis :

Sujet

Malgré le bulldozer agile, il n'est pas rare de rencontrer des décideurs n'ayant pas une connaissance suffisante de l'agilité pour pouvoir en être convaincus des avantages. Pour convaincre votre cible, commencer par respecter ses acquis !

Pourquoi le discours d'évangélisation peine parfois à convaincre ? Est-on parfois dans la caricature et les comparaisons extrêmes ? Quelle référence utilise-t-on pour qualifier la "non-agilité", ne confond-on pas "mauvaises pratiques" et "pratiques classiques" ?

Gros projets en agile : architecture et montage des équipes

Merci Laurent pour adresser ce sujet qui manque à mon sens de lisibilité dans la communauté agile : le cas de gros projets, leurs équipes et l'architecture du produit

Toutes les tendances précédentes (RUP, 2TUP, W etc) avaient au moins pour mérite de mettre en exergue cet aspect de Release 0, que j'appelle personnellement socle technique ou backbone Depuis Scrum : "faites des sprints".

Métaphore du chaud et du froid

Je reprends ici une discussion récente entre agilistes toulousains au sujet de la confrontation entre la culture Agile et la culture "référentiels", déjà évoquée par Thierry dans son blog.

Même si elle peut paraître un brin caricaturale, je trouve l'image lucide, intéressante et très mémo-technique.

Dans le cas de projets complexes, à gros spectre, transnationaux, avec des entités structurellement disjointes à l'origine, cela prend un caractère crucial.

Tout n'est pas Scrum ou XP

Comme Laurent, j'aime bien cet article et souscris à sa conclusion. ProxiAD vous parle d'IT est d'ailleurs un excellent blog au demeurant, qui parle aussi de MDSD agile. Comme ça on est au moins 2 à y croire encore ;-)

*Non, tous les projets dits “traditionnels” ne dépassent pas leur délais et/ou leurs charges.

SigmaT16: volet social de l'agilité

Le programme du prochain séminaire toulousain sur les méthodes agiles est publié.

A l'image des débats et des enjeux actuels de l'agilité, il est orienté sur le thème "social".

Aujourd'hui nous assistons principalement à deux directions prises par le mouvement agile :

  1. Les défenseurs du message des pères fondateurs, qui milite pour faire perdurer le message initial.

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